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Revue mensuelle illustrée « Mon Pays ». Première année, n°1 (mai 1922). Administration : Bocherens et Koehler à Bex-les-Bains
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Titre
Revue mensuelle illustrée "Mon Pays". Première année, n°1 (mai 1922). Administration : Bocherens et Koehler à Bex-les-Bains
Description
Synthèse du n°1 (mai 1922)
Le premier numéro de Mon Pays se présente comme une revue luxueuse et ambitieuse, destinée à refléter la vie des cantons de Vaud et Valais et à en faire la promotion touristique, culturelle et économique.
Dans ce premier numéro, l'administration introduit la nouvelle revue comme suit :
"À nos Lecteurs !
Très modestement, Mon Pays vient à son heure prendre place parmi la foule des grands illustrés. Cette revue nait à un moment particulièrement dur de notre vie économique, alors que rares sont les pronostics d’une amélioration quelconque à la crise qui sévit.
Et nous surprendrons peut-être en disant que c’est pour lutter contre cette crise que Mon Pays vous apporte aujourd’hui la joliesse de ses pages illustrées.
Il y a suffisamment de journaux qui vous vantent, par l’image, les beautés, les avantages d’ailleurs.
Tout autre est notre but.
Mon Pays se consacrera à la défense des intérêts industriels, économiques, et hôteliers de cette région charmante qui s’étend des rives du Léman jusqu’aux Alpes Vaudoises et Valaisannes. De toute cette plaine que le Rhône traverse, et que protègent nos radieuses montagnes.
Les écus valaisans et vaudois parent notre couverture. À eux seuls ils sont tout un programme d’entente et d’entraide entre nos deux cantons voisins et amis.
Chaque mois, cette revue vous apportera une révélation nouvelle de notre richesse. Elle vous conduira dans les grands centres industriels, et, tout à côté, vous pourrez voir le laboureur qui travaille la terre. Sur la même page, elle groupera un « team » victorieux et le plus poétique de nos paysages.
Il ne faudra pas trop vous étonner, chers lecteurs, si vous vous reconnaissez, un jour ou l’autre dans ces pages.
L’objectif de Mon Pays sera partout, à toutes les fêtes villageoises, comme aux manifestations sportives ou autres présentant un intérêt général.
Enfin Mon Pays fera tout pour être l’Illustré familial, le Journal du Foyer, l’Ami qu’on attend, et dont la visite fait toujours plaisir.
Bex, Mai 1922. L’Administration."
Les principaux contenus sont :
Les mines de sel de Bex : reportage central, avec de nombreuses photographies des galeries, de la « bosseyeuse » attaquant le roc salé, des salles souterraines et des installations d’extraction. L’article met en valeur l’importance économique et l’histoire de l’exploitation.
Travaux hydrauliques à Barberine : vues des grands chantiers des Chemins de fer fédéraux pour la construction d’un barrage destiné à l’hydroélectricité.
Vie régionale : Le château d’Aigle et les paysages alpins. La ligne de chemin de fer Aigle–Sépey–Diablerets. La section locale de la Société fédérale des Pontonniers (avec photos de descentes sur le Rhône).
Vie sportive : Football Club d’Aigle (fête des 25 ans). Équipe de Martigny, championne valaisanne 1921–22. Club de Villeneuve, remarqué dans le championnat vaudois.
Pages variées : Portrait de personnalités locales (Marc Morand, président de Martigny). Un récit littéraire intitulé « Le petit berger », illustré par une vue des Dents du Midi.
Actualités locales illustrées : réparation du cadran du clocher de Bex, parachutiste Miss Boydon, curiosité d’un petit lac au pied de la colline de Duin, etc.
Comme pour les autres numéros, la publicité occupe une place considérable (près de la moitié du volume), reflétant à la fois l’ambition économique de la revue et sa volonté de s’inscrire dans le paysage commercial régional.
Période ou date
1922
Mots-clés
Aigle–Sépey–Diablerets, Barberine, barrage, Bex-les-Bains, Bosseyeuse, Charmossaires, Château d’Aigle, Clocher de Bex, Eau-mère, Équipe de Martigny, Football Club Aigle, Galerie de la Barmaz, Hydroélectricité, journal, Lac du Dufour, Le Petit Berger., Marc Morand, Martigny, mines de sel, Miss Boydon, Mon Pays, Parachutisme, pontonniers, revue mensuelle, Rhône, Saint-Maurice, Saline, Villeneuve Football Club
Dimensions totales
24 x 32cm
Nombre de pages
16
Propriété
Association du Mandement de Bex
Numéro de cote
Archi_Mand_048
Remarque
Le 17 septembre 1920, Marcel Bocherens, fils de Louis Bocherens de Bex, et René Köhler, fils de Paul Otto Köhler de Beurnevesin, domiciliés tous deux à Bex, fondèrent la société en nom collectif Bocherens et Köhler. Active dès le 25 août de la même année, elle se consacrait à l’édition du journal de luxe « Les Alpes vaudoises », à la gestion d’un bureau de renseignements et à l’Office d’édition et de publicité « Luminor ». Deux ans plus tard, en mai 1922, ils lancèrent la revue mensuelle illustrée Mon Pays, publication qui visait à devenir « l’Illustration de la Suisse française ». Par son grand format, la qualité du papier et des photographies, ainsi que la richesse de ses reportages, la revue offrait une vitrine moderne de la vie vaudoise et valaisanne. Malgré un accueil favorable et des débuts prometteurs, elle ne connut que quatre numéros (mai à septembre 1922). Son destin était lié à celui de Marcel Bocherens (né le 24 septembre 1895), compositeur-typographe devenu journaliste, véritable âme et moteur du projet. Sa disparition prématurée le 31 août 1928, à seulement 33 ans, mit un terme définitif à l’élan de cette aventure éditoriale.
Dans le Journal de Bex du 3 septembre 1928, il est écrit :
"Bex a appris vendredi avec une surprise émue le décès prématuré, après une courte maladie, de Marcel Bocherens, un enfant de Bex, établi à Lausanne depuis quelques années seulement. Il avait, en sortant du Collège scientifique fait un apprentissage de typographe dans les ateliers du « Journal de Bex », métier qu'il abandonna après quelque temps de pratique à Paris. Revenu à Bex, il s'y fit journaliste et fonda, avec M. René Kohler, un charmant périodique malheureusement éphémère. « Mon Pays », puis le tri-hebdomadaire « Courrier » qu'il laissa à son imprimeur à son départ pour Lausanne et qui a cessé de paraître. Nous lisons dans la «Tribune de Lausanne» : , « Samedi, à Montoie, ses nombreux amis se réunissaient pour un dernier adieu et pour le culte fait par M. le pasteur J. Amiguet. Non seulement ses amis, mais les nombreux journalistes lausannois auxquels Bocherens apprit l’art difficultueux de conduire une automobile, garderont de cet excellent garçon le souvenir d’un homme intelligent, spirituel et ayant comme on dit « le cœur sur la main ».
Source : notreHistoire.ch, Pierre-Marie Epiney, Yannik Plomb. Voir aussi : "Un mensuel éphémère" sur https://notrehistoire.ch/entries/0z8bAoKzBn2
L'association du Mandement de Bex est à la recherche des exemplaires n° 2 et 4.

